lundi 7 février 2022

Les routes départementales (A & A et Cie n° 110)


 Photo Alain Ménez

Sans pour autant bouder les routes nationales,

Les ronds-points, les radars et autres agréments,

J'aime par-dessus tout les départementales

Dont le cours sinueux, modeste et nonchalant,

Comme une invitation à quelque flânerie,

Nous propose en douceur au hasard des tournants,

(Mais il faut pour cela rouler sans brusquerie !)

La découverte de paysages charmants :


Ici, c'est un bosquet qu'à plaisir l'on contourne.

Là-haut, sur un rocher, sommeille un vieux château.

Et la route en sous-bois, sans se lasser qui tourne,

Dévoilant une combe où paresse un ruisseau...


Si l'asphalte n'est pas celui des autoroutes,

Et si l'étroit ruban par endroits rapiécé

Peut inspirer parfois quelques craintes et doutes,

Le bonheur du voyage vient tout compenser.

...

Sans pour autant bouder les routes nationales,

Les ronds-points, les radars et autres agréments,

J'aime par-dessus tout les départementales

Et leur cours sinueux, modeste et nonchalant

Qui pourrait nous mener, pourquoi pas ? jusqu'à Rome,

A cette condition, bien sûr : avoir le temps.

Aujourd'hui, la lenteur ne fait rêver les hommes.

On vit à cent à l'heure et c'est insuffisant !


AG


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lundi 3 janvier 2022

Remontrance (A & A et Cie n°109)

photo Yveline


-Enfin vous ! Ma Fille, est-ce une heure ?

Voilà qu'il est bientôt midi !

Et moi qui m'inquiète et qui pleure,

Qui me faisais tant de soucis !

Ne deviez-vous pas, gourgandine,

Être céans, hier au soir,

Avant minuit ? Parlez, coquine !

Vous me mettez au désespoir !

Où étiez-vous ?... Votre silence

Est un aveu. Depuis des mois,

Vous prenez d'étranges licences

Avec certains... chevaux de bois !


-Pardon Mère, je le confesse :

J'aime des chevaux de bois

Le manège dont la vitesse

M'étourdit et grise à la fois.


-Mais taisez-vous donc, misérable !

Tournâtes-vous toute la nuit ?


-Je le pense, oui, c'est probable...


-Elle ne sait ! Ai-je bien ouï ?

Votre insouciance m'exaspère !

Quand il va l'apprendre demain,

Prenez garde que Monsieur Père

Ne monte sur ses grands humains !*

...

Inconscience du jeune âge !

Que de tracas pour des parents,

Eux qui, juvéniles, je gage,

Peut-être en firent tout autant !

AG

*Expression courante chez les chevaux.


Après vous avoir souhaité une très belle année 2022,

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lundi 29 novembre 2021

Rêve de lune (A & A et Cie n° 108)


 photo Alain Ménez

Il est des jours où tout est gris,

Où sur notre mur aux images,

Pauvre, glacial et rabougri,

Le présent dessine une cage.


On y voudrait parfois dormir

Pour aller rêver de la Lune,

Imaginer un avenir,

Mais qui ne soit pas qu'infortune.

Et puis l'hiver cède au printemps.

La vie enfin redevient belle,

Toute en couleurs un matin, quand

Le Sort nous fait la courte échelle !

AG


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lundi 1 novembre 2021

L'ombre (A & A et Cie n°107)


 Photo Alain Ménez

Un homme qui vivait dans la peur de son ombre

Cherchait de par le monde où trouver le repos.

Il allait cheminant, l’œil aux aguets, l'air sombre,

Craignant par-dessus tout de lui tourner le dos.


Au plus fort de l'été, il souffrait le martyre,

Ne retrouvant la paix qu'à la chute du jour.

Il chérissait la nuit, mais cela va sans dire,

Tremblait de voir le spectre au matin de retour.


Il implorait le Ciel de lui donner la pluie,

Une petite averse, à défaut, du brouillard,

C'était pourtant bien peu, juste pour qu'il oublie,

Qu'il émerge un instant de l'affreux cauchemar.


Les beautés du voyage n'allégeaient sa peine.

De sa quête l'objet n'était pas celui-là.

Qu'il traverse vallons, des montagnes, des plaines,

Il avait beau la fuir, l'ombre était toujours là !


Il comprit, mais plus tard, qu'il vente ou bien qu'il pleuve,

Que l'ombre, pour toujours, serait à ses côtés,

Qu'il pouvait lui parler, ce dont il eut la preuve,

Quand elle murmura : « Voudrais-tu m'adopter ? »


AG


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lundi 4 octobre 2021

Les égarés (A & A et Cie n° 106)


 photo Alain Ménez

Que font, dessinés à la craie,

Quatre poissons sur ce trottoir ?

Voyez comme tout les effraie !


Certains s'arrêtent pour les voir,

Mais d'autres passants n'en ont cure :

Très sérieux, bien trop affairés,

Ils emportent sous leurs chaussures

Des écailles l'éclat doré !


" M'est avis que s'annonce triste

Le futur de ta création !

Avais-tu pensé, cher Artiste,

Au devenir de tes poissons ?"


Aussi me vient cette prière :


"Averse chois, baigne ces lieux,

Et guide jusqu'à la rivière

Les quatre petits malheureux ! "


AG

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lundi 30 août 2021

Jeux d'enfants (A & A et Cie n° 105)


 photo Alain Ménez


Plonger les mains dans l'eau fraîche d'une fontaine

Quand au zénith Phébus darde tous ses rayons,

Quoi de plus amusant ? Quel beau jeu, quelle aubaine !


-Regarde, j'ai failli attraper un poisson !


Et que l'on s'éclabousse à grands éclats de rire !


-Oh là là ! nous voici les vêtements trempés !

Je ne sais pas ce que Papa, Maman vont dire.

Peut-être aimeraient-ils avec nous s'amuser ?


-Pour les grandes personnes, ces enfantillages,

Sœurette, ne sont plus qu'un lointain souvenir.

Ils sont bien trop sérieux. Profitons de notre âge

Et ne soyons pas trop pressées de grandir !

AG


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lundi 31 mai 2021

L'Apparition (A & A et Cie n° 104)


 Photo Alain Ménez

Un âne et un cheval paissaient dans leur enclos,

Lorsque leur apparut une chèvre, un fantôme !

L'âne aurait bien voulu se sauver au galop,

Mais son corps tout entier ressentait les symptômes

De l'engourdissement que devaient, mais trop tard,

Ressentir les malheureux qui de la Gordone

Croisaient sans le vouloir le terrible regard.


L'apparition parla (Elle était francophone!) :

"Ne craignez rien de moi, je ne vous veux de mal.

Je suis ici pour vous tirer de l'esclavage !

Vivre dans cet enclos, l'estimez-vous normal ?

Que diriez-vous, ce jour, de partir en voyage,

Visiter des pays ? Le monde est merveilleux !

Pour un modeste prix, toutes taxes comprises,

J'ai une promotion idéale pour deux :

Une chambre sur le Grand Canal à Venise !"


Le cheval qui n'avait jusque-là soufflé mot,

D'un pas lourd s'avança vers la forme caprine

Qui jugea bon de s'évanouir à propos.


Lui, on ne le roulerait pas dans la farine !


***


Cette scène aura lieu dans un proche avenir,

Quand la publicité, se servant d'hologrammes,

Ira jusqu'à tenter, pour les circonvenir,

Même les animaux ! Imaginez les drames :


Chantecler, lui, voudra un poulailler tout neuf,

Et le cochon un spa, la vache une pâture

Où voir passer les trains ! La poule contre un œuf

Exigera pour ses ongles la manucure !...


Pouvons-nous les blâmer de vouloir vivre mieux ?

Nous, les humains, n'agissons pas d'autre manière.

Nous voulons toujours plus, que l'on soit jeune ou vieux.

Le monde est un peu fou. J'en suis à part entière.


Ainsi, dans le futur, ne soyons pas surpris

De voir nos rues hantées par ces hologrammes,

Des humains virtuels, top models dernier cri,

Qui nous proposerons leurs produits haut de gamme...


AG


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