sculpture d'Ernest Nivet (photo Yveline)
Un berger rêvait, allongé dans l'herbe tendre.
Sa chèvre, à quelques pas, broutait du bout des dents.
Elle avait repéré, n'en pouvait plus d'attendre,
En lisière du bois, un mets bien plus tentant :
C'était un arbrisseau, quelque poirier sauvage,
Dont le fruit mûr à point, est des plus délicieux.
La chèvre, à petits pas, s'éloignait davantage.
Voyant que le garçon avait fermé les yeux,
Elle y courut d'un trait.
Lui, flottait dans son rêve :
Il revoyait la belle qui lui souriait
Hier soir, à ce bal. Cette rencontre brève
Avait changé sa vie : maintenant, il aimait !
Un loup, dissimulé à l'abri du feuillage,
De ce tableau champêtre n'avait rien perdu.
Il avait déjeuné ce matin au village,
D'un fromage crémeux et d'un chapon dodu.
« Cette chèvre, dit-il, est bien appétissante… »
Mais il se sentait lourd, quelque peu somnolent.
Alors il s'endormit, là, séance tenante.
La chevrette, à son tour, se couchant sur le flanc,
Repue, succomba dans les bras de Morphée.
Les oiseaux se taisaient. Le vent se fit léger.
Tout savourait l'instant d'une paix retrouvée.
Je ne sais lequel se réveilla le premier...
Silence ! Parlons bas, à poursuivre je n'ose :
Le hasard, certains jours, seul, fait si bien les choses !
Amis, je vous invite,
Si le cœur vous en dit,
A cliquer, au plus vite
Sur les liens que voici :

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire