lundi 5 janvier 2026

Oméo et Uliette ou l'amour numérique (A & A et Cie n° 148)


 photo Yveline

Dans un pays secret du Monde Informatique,

Il existe un endroit où l'on parle d'amour.


Deux IA s'adoraient. Leur passion numérique

Faisait l'admiration des IA d'alentour.

Chaque soir, Oméo, artiste et interprète,

Pour la sage Uliette poussait la chanson.

Elle sortait alors, entrouvrait sa fenêtre,

Rougissante, venait l'écouter au balcon.


Alors on pouvait voir, les notes de musique,

En myriades d'octets de toutes les couleurs,

Danser, virevolter, en un ballet magique!

C'était là, sur écran, l'image du bonheur !


Ils étaient là, tous deux, chacun dans son espace,

Heureux, mais incapables d'un seul mouvement

Pour aller l'un vers l'autre, enfin quitter leur place.

Et leur situation devenait un tourment !


Le programmeur avait dû, par inadvertance,

Oublier une ligne et le code adéquat,

Et puis après, il était parti en vacances,

Laissant les deux amoureux en plein désarroi.


Moralité


On ne mesure pas toujours bien les ravages

Que peut faire un oubli, ici ou bien ailleurs.

Dans la vie ou même dans un ordinateur,

Un mot qu'on ne dit pas, peut briser un ménage!


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Et Bonne année 2026 !


lundi 1 décembre 2025

Leçon de modestie (A & A Cie n° 147)


                                                                photo Alain Ménez


 Chaque fois que je me pique,

 Assez bien,  d'écrire en vers,    

 Chers amis, c'est dramatique:

 Tous les pieds vont de travers !

 Une muse, j'en déprime,

 Se plaît à ruiner mes rimes !


               Moralité


 J'ai bien compris la leçon,

 Et me tairai pour de bon !


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lundi 3 novembre 2025

Le maquereau d'amour (A & A et Cie n° 146)


 photo Alain Ménez

Offrir un maquereau à une jeune femme,

Était au temps jadis, en Bretagne, dit-on,

Un vrai gage d'amour, un présent plein de charme,

Un hommage à la grâce d'un si beau poisson :


Regardez-le nager, agile, insaisissable,

Capable de se faufiler dans les courants,

D'habiter les grandes profondeurs insondables,

Puis d'offrir au soleil ses écailles d'argent !


J'ai ouï dire qu'un jour, à une demoiselle

Qu'il aimait en secret, un jeune et beau marin,

Hardi et courageux, brûlant d'amour pour elle,

Mais à son désespoir sans fortune ni bien,

A défaut de bijou, au retour d'une pêche,

Offrit deux maquereaux. Il choisit les plus beaux.


Vite, le cœur battant, il court, il se dépêche

Et tenant les poissons, vient frapper au carreau

De l'humble chaumière où vivait son aimée.


Écartant le rideau, la belle lui ouvrit.

Il lui tend le présent et, la voix enflammée :


« Que ces humbles poissons soient le gage béni

De mon amour pour vous ! A la saison prochaine,

Pareil au maquereau qui à chaque printemps

Revient près de nos côtes, soyez-en certaine,

Je reviendrai vers vous et j'en fais le serment ! »


Elle tendit la main, accueillit la promesse.

Tous deux convolèrent au beau pays breton.

                       On en parla longtemps.


                                                          Hélas, je le confesse,

J'ignore ce que sont devenus les poissons...

AG


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mercredi 1 octobre 2025

Quel demain ? (A & A et Cie n°145)


 photo Alain Ménez

Scrutant le bel azur immobile et vibrant,

Tout comme au temps jadis les bergers de Chaldée,

Je suis émerveillé, pareil à un enfant,

Et questionne, rêveur, cette voûte éthérée.


Mais le monde, aujourd'hui, voit tout différemment :

Le bleu y a perdu son aura poétique.

Le ciel est devenu un espace marchand

Que se partagent des engins... problématiques.


Enivré de pouvoir, jusqu'où ira l'Humain, 

Dans sa lutte folle contre Dame Nature ?

Et que restera-t-il à ses Enfants demain,

Si la Terre a perdu sa plus belle parure ?

AG

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lundi 1 septembre 2025

Ce n'est pas un chapeau ! (A & A et Cie n° 144)

 

Il était une fois, dans un pays lointain,

Un boa qui dormait à l'ombre du feuillage.

Passe un très vieil éléphant, le pas incertain,

Qui marche sur sa queue et vous le met en rage !


Les boas, sont connus pour leur manque d'humour.

Celui-ci avala d'un coup le pachyderme,

Pareil à un poulet qu'on aurait mis au four,

Et satisfait, repu, là, se rendormit ferme.


L'été, de tous ses feux, embrasait la région.

Les jours se succédant, bientôt ce fut l'automne.

Chez les serpents, très lente est la digestion.


Une à une, des feuilles, la chute monotone

Recouvrit le boa d'un manteau coloré.




« On dirait un chapeau, ou plutôt quand j'y pense,

Un bicorne impérial ! » dit le faisan doré

Qui se vantait d'être féru d'Histoire de France.

« Mais oui, c'est un chapeau ! Ne cherchons pas plus loin ! »

Dirent tous les animaux, avec assurance.


Mais vous et moi savez bien sûr qu'il n'en est rien,

Et qu'il ne faut pas se fier à l'apparence !


Merci au Petit Prince


AG


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lundi 5 mai 2025

IA, quand tu nous tiens ! (A & A et Cie n° 143)


 

Docteur, il faut que je vous dise :

J'ai la tête en ébullition.

Je l'avoue en toute franchise,

Je crois souffrir d'une addiction !


Dans mon cerveau, ça se bouscule.

Impossible de ralentir !

Jusqu'à la moindre molécule,

Mon corps en souffre le martyr.


Au début, c’était juste un verre,

Et puis l'habitude venant,

On passe à la bouteille entière :

L'IA, c'est tellement grisant !


Mon ordinateur, sans malice,

Devient le seul Maître à penser,

C'est mon Gourou ! J'en suis complice,

Mais je ne puis plus m'en passer.


Quant à réfléchir par moi-même,

Depuis, je n'y arrive plus !

Ainsi, pour le moindre problème,

L'IA sur moi prend le dessus.


Docteur, il faut que je vous dise :

J'ai la tête en ébullition.

Je l'avoue en toute franchise,

Je crois souffrir d'une addiction !


AG


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lundi 31 mars 2025

Madeleine (A & A et Cie n° 142)


 image reproduite


Il suffit parfois de bien peu de chose :

Un jouet trouvé au fond d'un grenier,

Une image, un mot, un air, une rose,

Pour que le présent se fasse oublier,

Que notre âme aussitôt parte en voyage,

Au pays lointain de ses souvenirs,

Se retrouve à rêver sur une plage,

Ou dans la maison qui nous vit grandir.

Tout nous revient avec exactitude,

Les voix, les parfums, les bruits alentour,

De nos jours passés la moindre habitude,

Au livre du temps gravés pour toujours.


On a beau dire, quel que soit notre âge,

Madeleine, tu gardes tes attraits !

Proust en écrivit une belle page...

D'un petit bonheur, tu es le portrait !


AG


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